Jeunes en quête d’ivresse

Une publication de l’AFAJ

 

Jeunes en quête d’ivresse – promouvoir les compétences de consommation dans l’ASC enfance et jeunesse

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Cette publication de l’Association faîtière suisse pour l’animation socioculturelle enfance et jeunesse (AFAJ) a été réalisée dans le cadre d’un mandat de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) entre 2019 et 2022. L’OFSP poursuit l’objectif de renforcer les compétences en santé au sein de la population suisse avec la stratégie Prévention des maladies non transmissibles (stratégie MNT) et la stratégie nationale Addictions.

 

Extraits :

 

Conditions-cadres

À la puberté, les jeunes apprennent à connaître leur corps et font souvent leurs premières expériences d’ivresse, de prise de risque et de consommation. Les adolescent-e-s veulent expérimenter et tester les limites et ont besoin de champs d’apprentissage. La reconnaissance et la promotion des compétences en matière de consommation font partie d’une stratégie de prévention qui permet un usage responsable des substances psychoactives (tout comme le renoncement à la consommation) et contribue au repérage précoce de comportements addictifs. L’accent ne doit pas être mis sur les substances et la consommation des jeunes, mais plutôt sur leur capacité de gérer des situations difficiles et le renforcement des facteurs de résilience. Il est important de prendre conscience que l’acquisition de ces compétences est un processus. Même pour les adultes, la consommation représente toujours à nouveau un défi, on ne peut donc pas attendre des jeunes d’acquérir cette compétence une fois pour toutes sans plus jamais perdre le contrôle. L’acquisition de compétences en matière de consommation est donc une tâche qui dure toute la vie et à laquelle il faut toujours à nouveau travailler. Il s’agit de créer une bonne base à l’adolescence et d’accompagner les jeunes dans leur processus d’apprentissage. En ce sens, l’ASC enfance et jeunesse fait de la prévention secondaire et n’est pas axée sur l’abstinence. La meilleure manière pour les professionnel-le-s de l’ASC enfance et jeunesse de communiquer et d’entrer en dialogue avec les jeunes, c’est de lever le tabou sur la consommation.

Cette posture peut conduire à des tensions entre les professionnel le-s de l’ASC enfance et jeunesse et leurs mandant-e-s. « Promouvoir les compétences en matière de consommation » ne correspond souvent pas à ce que les supérieur-e-s hiérarchiques ou les communes souhaitent entendre. « Abstinence » et « répression » seraient soi-disant plus faciles à mettre en place ; les questions en lien avec la légalité ne seraient pas posées. Il est donc d’autant plus important que les professionnel-le-s sachent clairement comment et pour quelle raison ils et elles promeuvent les compétences en matière de consommation chez les jeunes.

 

Posture professionnelle

L’apprentissage des compétences de consommation est un processus qui n’est probablement jamais tout à fait terminé. De nombreuses personnes traversent dans leur jeunesse une phase tumultueuse avec des excès de consommation, en tirent des enseignements et vivent ensuite pendant des décennies avec des modes de consommation stables et en grande partie non problématiques. Elles ne sont pas abstinentes et considèrent leur consommation en tant que source de plaisir à faible risque. Lors d’événements critiques et perturbants de la vie, tels que peuvent l’être la perte de personnes de référence et le chômage, ainsi que dans les phases de grand stress ou en cas de maladie, de handicap ou de troubles liés à l’âge, la compétence de consommation redevient soudain un défi. Il n’est pas rare que des personnes pourtant bien établies aient tendance, dans ces situations de vulnérabilité, à avoir une consommation excessive et à haut risque, à adopter des modes de consommation problématiques ou à devenir dépendantes.

Compétences de consommation.PDF

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